Une démarche constructive frugale
Portée par 6 poteaux de châtaignier non écorcé, la surélévation est entièrement en bois, mis en œuvre sous de multiples formes. Les planchers et la toiture sont constitués de poutres en I en épicéa fabriquées en Bretagne, qui assurent la résistance de la structure tout en économisant la matière. Leurs membrures basses sont laissées apparentes, habillant les plafonds de la surélévation. Dans le même esprit de frugalité constructive, les parois verticales en murs à ossature bois sont contreventées par du contreplaqué de peuplier, qui sert de finition intérieure, et les anciennes poutres du garage ont été réutilisées pour délimiter les espaces.
Un soin particulier porté à la préservation des ressources
Outre le bilan carbone positif de la structure bois, la qualité d’isolation et la conception architecturale, qui offre une large ouverture aux apports solaires en hiver, permettent de limiter les dépenses énergétiques. Le confort d’été est lui aussi pris en compte, à travers la ventilation naturelle traversante et une casquette de toit en façade sud. Un soin particulier a été porté à la gestion de l’eau : un mur-citerne abritant une cuve de récupération des eaux pluviales de 1 800 litres ferme le garage sous l’élévation côté jardin et le trop plein est infiltré dans une noue paysagère aménagée sur le terrain.
Un projet de pièce en plus, une dent creuse au-dessus du garage et une famille amatrice de littérature… Il n’en fallait pas plus pour que ce projet d’extension bois à Vannes trouve son expression propre dans une ambiance aux notes de thé et de paille de riz. La surélévation du garage, tout en bois, offre un espace à part, que chacun s’approprie à sa manière : une réinterprétation du zashiki, la pièce de réception couverte de tatami des maisons japonaises.
le local d’architecture
La structure constructive de la surélévation de la maison en détails
• La surélévation repose sur des pilotis de châtaigner massif non écorcé. Les planchers et la toiture sont réalisés avec un solivage en poutres en I. Elles sont mariées avec les poutres en pin du garage d’origine, qui ont été réemployées.
• L’ensemble de l’isolation est en fibre de bois, semi-rigide côté intérieur et entre-montants des murs, et rigide coté extérieur. La qualité d’isolation présente des performances supérieures aux parois courantes : 8,68 m2 K/W pour la toiture, 5,98 m2 K/W pour le plancher bas et 6,30 m2 K/W pour le mur nord.
• Les parois verticales sont constituées de murs à ossature bois contreventés par des panneaux de contreplaqué de peuplier.
• Les aménagements intérieurs (escalier, étagères, tablettes, etc.) sont en panneaux 3 plis d’épicéa.
• En façade, la surélévation est revêtue de bardeaux de châtaignier, posés sur un double tasseautage et découpés à la hache plutôt qu’à la scie afin de conserver l’intégrité des fibres du bois. Les autres éléments structurels extérieurs sont en chêne.

L’apport des poutres en I au sein du projet
Légèreté structurale
Manipulables à la main et d’une grande légèreté, les poutres en I assurent la résistance de la structure et lui permettent de s’appuyer sur seulement 6 poteaux en bois.
Isolation supérieure
Les planchers et plafonds en poutres en I de la surélévation autorisent une isolation renforcée présentant des performances supérieures aux parois courantes : 8,68 m2 K/W pour la toiture et 5,98 m2 K/W pour le plancher bas.
Finition décorative
Laissées apparentes, les membrures basses des poutres en I habillent les plafonds en accentuant l’esprit décoratif de la surélévation.
En savoir plus
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- Découvrir en vidéo comment réaliser un solivage de plancher à l’aide de chevrons en poutres en I : www.youtube.com



