Une enveloppe biosourcée associant murs en CLT, poutres en I et isolation en ouate de cellulose
Reposant sur une dalle béton, la maison est construite presque intégralement en CLT, qui forme à la fois les parois verticales et horizontales, ainsi que la charpente. Des poteaux et poutres en bois lamellé viennent le compléter pour gérer les porte-à-faux et soutenir les baies vitrées. Les murs de la maison sont réalisés à partir de CLT cloué, ce qui a permis d’utiliser une essence cultivée localement, l’épicéa de Sitka. Il est doublé d’une ossature en poutres en I abritant une isolation en ouate de cellulose. La dalle est, elle, isolée avec du liège expansé, qui couvre également les soubassements sur une profondeur de 500 mm.
Le projet s’inscrit dans une démarche de développement durable très affirmée : maison passive, éco-matériaux, circuit-court. De l’implantation jusqu’au mobilier, tout a été pensé pour minimiser l’empreinte environnementale.
ALICE PAMELA, ARCHITECTE
La composition des parois en détails
Les exigences énergétiques pour répondre aux standards des maisons passives imposent d’apporter un soin particulier à la qualité de l’enveloppe afin d’éviter les ponts thermiques et d’assurer une forte étanchéité à l’air. C’est le cas de l’enveloppe de la maison, qui est formée par :
• Des panneaux CLT d’une épaisseur de 115 mm. Le CLT étant cloué, il est accompagné d’un pare-vapeur continu scrupuleusement scotché à chaque jonction.
• Une ossature verticale en poutres en I, qui accueille une isolation renforcée constituée de 300 mm de ouate de cellulose, fermée par un pare-pluie. Grâce à la finesse de leur âme, les poutres en I participent activement à la réduction des ponts thermiques.
• Trois tasseautages successifs permettant d’assurer une bonne efficacité de ventilation : un premier tasseautage horizontal qui maintient en place l’isolation et le pare-pluie, un second vertical pour la ventilation et un troisième horizontal, qui sert de support au bardage en bois brûlé pour les parties exposées aux intempéries et en douglas naturel pour les parties protégées.

LA POSE DES POUTRES EN I SUR LES PAROIS CLT EN IMAGE (cliquer pour agrandir)

L’apport des poutres en I au sein du projet
Réduction des ponts thermiques
La section optimisée des poutres en I apporte un avantage sur le plan de la performance thermique : à épaisseur d’isolant identique, elle réduit la déperdition thermique par le montant comparativement à une section rectangulaire de même largeur.
Rapidité de mise en œuvre
Les poutres en I autorisent des épaisseurs d’isolation entre montants qu’il est difficile d’atteindre en section rectangulaire sans faire appel à une surisolation intérieure et extérieure. Elles permettent donc de réaliser une paroi hautement performante en gagnant du temps de mise en œuvre.
Confort d’usage
Matériau bois naturel, la poutre en I participe au confort d’usage et à la qualité d’air intérieur d’une habitation.
En savoir plus
- • En savoir plus sur Alice Pamela Architecture : www.instagram.com
- • En savoir plus sur le projet, consulter le livre Mixité tome 2 « Solutions Bois & Biosourcés » : www.codifab.fr
- • Consulter le guide de conception des parois verticales en poutres en I : www.codifab.fr
